Nephrite pounamu de variété inanga, nacre de coquillage paua,(ormeau, aliotis iris).
Reste de cordon en lin
Dimensions Hauteur : 10.6cm
Epoque présumée : période Te Puawaitanga (1500 à 1800)
Population Maöri
Nouvelle Zélande
Provenance :
Collection privée, Royaume Unis
Collection Martin Doustar, Londres
Reservé
Il existe très peu d’exemplaires de hei tiki taillés sur les deux faces.
Un modèle de 8cm de haut est conservé au Te Whare Taonga o Waikato Museum d’Hamilton ( Inv n° 1964/56/1)
Un second conservé au Museum of New Zeland Te papa Tongawera de Wellington
(Inv n°ME004798) mesurant également 8cm.
Le Tuhura Otago museum de Dunedin (Inv n° D.36.901) présente un modèle similaire mesurant 11.9cm
Le British Museum de Londres (Inv Oc1906,0416.1) possède un modèle de 11cm qui selon le commentaire du conservateur est désigné dans d’anciens registres muséaux sous le nom de Kaupwina signifiant « deux estomacs ».
A propos du Hei tiki conservé au British Museum, T.A. Joyce, dans sa « Note on a very unusual form of Tiki from New Zealand. » Ecrit en 1906 ceci : « Il semble un peu difficile de comprendre pourquoi, compte tenu de l’énorme quantité de temps et d’énergie nécessaires à la fabrication d’un seul tiki dans les conditions d’autrefois, on se soit donné tant de mal pour le dos d’un objet, surtout d’un ornement dont, vu sa position sur la poitrine, on ne pouvait voir qu’un seul côté. Bien sûr, le tiki était considéré, sinon comme un talisman à proprement parler, du moins comme possédant des propriétés talismaniques ; et il se peut, comme le suggère le professeur Ridgeway, que la duplication de la figure ait eu pour but de doubler les pouvoirs protecteurs de l’ornement. Le tiki est manifestement un bel exemplaire ancien, et le motif est, à ma connaissance, unique — du moins je ne trouve aucune mention d’un exemplaire similaire ailleurs. Je serais heureux d’apprendre s’il en existait un tel dans une collection, publique »
Notre Hei Tiki, a été taillé dans une lame d’herminette en pounamu, également connu sous le nom de pierre verte, de néphrite ou, plus généralement, de jade. Comme le suggère les bords extérieurs des bras et des jambes aux bords plats
La nacre d’Haliotis a été utilisée pour matérialiser les yeux qui sont censés veiller sur celui qui les porte, lui offrant protection. Elle est encore conservée sur une face.
Le sommet est muni d’un trou de fixation biconique. Il subsiste des traces de liage en fibre.
La structure générale est de construction classique
La grande tête est inclinée à droite. Les mains reposent sur les cuisses, tandis que les genoux se plient pour toucher les pieds.
la période Te Puawaitanga est l’époque historique durant laquelle l’art maori a connu son apogée.
Découverte dans les lits des rivières de la côte ouest de l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande par les colons maoris, vers le XIIIe siècle, La valeur du pounamu était telle que l’île du Sud a été nommée par les Maoris, Te Wāhipounamu (Les eaux de la pierre verte).
Précieusement conservés au sein de boîtes à trésors waka huia. Le hei tiki était porté autour du cou par les hommes et les femmes de haut rang, en signe de statut social et de prestige. Considéré comme un taonga tuku iho (héritage précieux) il était transmis de génération en génération.
Après le décès de son propriétaire, il l’accompagnait dans sa sépulture jusqu’à s’imprégner de son mauri (la force vitale). Puis après une certaine période, le hei tiki était finalement confié à un de ses descendants pour qu’il ou elle le porte à son tour, le destinant à s’inscrire, vie après vie, dans le même cycle de transmission en restant toujours au sein de la même famille. Symbole de lien avec les tupuna (les ancêtres), le hei tiki avait le pouvoir d’accroitre la fertilité des femmes mais aussi de tenir à distance les esprits malveillants, notamment pour les hommes lors de conflit armé.
Littérature
– T.A. Joyce, dans sa ‘Note on a very unusual form of « Tiki » from New Zealand.’ ,
Man, Vol 6 1906, No. 53, pp. 80-81, publié par le Royal Anthropological Institute of Great Britain and Ireland
– Starzecka, Neich & Pendergrast 2010 / Taonga Mâori in the British Museum)(no 283, pl 69 et 70) British Museum
– H.D. Skinner The Maori Hei-Tiki, Otago Museum, Dunedin 1966
– Musée du Quai Branly-Jacqes Chirac. La pierre sacrée des Mäori. 23 mai-1er octobre 2017
Pour toute information complémentaire, vous pouvez nous contacter au
(+33)(0) 6 07 23 33 60, ou bien nous laisser un message :
Franck Marcelin – 70 chemin du Moulin – 13510 Eguilles – mob: (+33)(0)6 0723 3360 – franckmarcelin@sfr.fr – copyright © 2024